Depuis le 2 février 2025, l'AI Act européen impose des obligations à TOUTES les entreprises qui utilisent de l'IA — même ChatGPT gratuit. Pas que les grandes boîtes. À partir du 2 août 2026, les sanctions nationales entrent en jeu. Voilà les 3 choses à faire pour votre PME, en langage simple.

Déjà, c'est quoi l'AI Act ?

Un règlement européen voté en 2024, en vigueur par étapes. L'objectif : responsabiliser les utilisateurs d'IA. L'IA n'est pas interdite, mais vous devez la maîtriser, savoir ce qu'elle fait avec vos données, et former vos équipes.

Il concerne 2 types d'acteurs :

Obligation 1 : former vos salariés à l'IA (déjà en vigueur)

Article 4 de l'AI Act, en vigueur depuis le 2 février 2025. Toute entreprise dont les salariés utilisent de l'IA au travail doit garantir qu'ils ont une "culture IA" suffisante.

Concrètement :

⏱ Ce qu'il faut faire concrètement
  1. Organiser une demi-journée de formation pour les salariés qui utilisent l'IA (ChatGPT, Copilot, chatbot sur votre site). Prix marché : 200-400 €/personne, ou formation interne 2h si vous êtes à l'aise.
  2. Écrire une charte interne IA en 1 page : outils autorisés, données interdites, règles d'usage. Modèle gratuit chez la CNIL.
  3. Garder une trace (feuille de présence, email récap) : en cas de contrôle, vous devez prouver que la formation a eu lieu.

Obligation 2 : tenir un registre des usages IA (recommandé fortement)

Pas obligatoire pour les PME non "risque élevé", mais la CNIL recommande de documenter :

Un simple tableau Excel suffit. 30 min à remplir, à mettre à jour tous les 6 mois.

Obligation 3 : interdictions à partir du 2 août 2026

Depuis le 2 août 2026, certains usages de l'IA sont interdits en Europe. Ça concerne peu les PME classiques, mais à vérifier :

Si vous faites une de ces choses, il faut arrêter avant août 2026. Sinon, pas d'impact direct.

Les sanctions prévues

Elles sont lourdes sur le papier, mais graduées. Pour les PME :

InfractionAmende max
Non-respect des interdictions (art. 5)35 M€ ou 7% du CA mondial
Non-conformité générale (art. 99)15 M€ ou 3% du CA
Informations trompeuses aux autorités7,5 M€ ou 1% du CA

Pour les PME, les sanctions seront en pratique proportionnées à la taille (CA et effectif). Dans la plupart des cas réels, on parle plutôt de rappels à l'ordre + mise en conformité forcée.

Qui contrôle en France ?

La CNIL est l'autorité compétente pour la protection des données + conseil sur l'IA. L'Arcom et la DGCCRF peuvent aussi intervenir selon les usages. En pratique, les contrôles sur PME démarrent par un courrier de mise en conformité, pas directement par une amende.

Ce que vous devez faire d'ici l'été 2026

📋 Checklist AI Act PME — à faire avant juillet 2026
  1. □ Former les salariés qui utilisent l'IA (demi-journée, trace écrite)
  2. □ Charte interne IA (1 page, modèle CNIL)
  3. □ Registre des outils IA utilisés (tableau Excel)
  4. □ Vérifier qu'aucun usage interdit (notation sociale, biométrie)
  5. □ Si vous avez un DPO : le prévenir et acter dans le registre RGPD
  6. □ Si vous développez votre propre IA ou chatbot : documentation technique

Astorya Web peut vous aider sur quoi ?

Je ne suis pas avocat. Mais je peux vous aider à :

Pour les aspects juridiques pointus (certification haut risque, AIPD, DPO), orientez-vous vers un cabinet d'avocats spécialisé. La CNIL a publié des guides gratuits.

À retenir

Un projet IA, dev ou web ?

30 min au tel, je vous dis si c'est faisable, combien et en combien de temps.

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